31 juillet 2008
Queen of the blogo
Soyons honnète, je fais partie de la middle middle class (c'est fait exprès les deux middle) de la blogo. Comprendre je ne suis pas totalement inconnue dans le monde de la blogo, mais je ne suis pas non plus une superstar.
Parce qu'il y a ces deux extrèmes, les blogueurs qui n'ont de visites que des requètes google, et ceux qui finissent par arrêter de travailler pour autre chose que pour leur blog parce qu'ils sont tellement connus qu'ils sont rémunérés pour bloguer.
Moi je fais partie des millions de blog entre les deux, surement parce que je n'ai pas d'axe de conduite et que mon blog est un joyeux foutoir, surement aussi parce que je ne fais pas des jolies photos, et surement pour des milliers d'autres raisons que je ne vais pas vous exposer.
D'un côté il y a cette envie de connaitre soit aussi la célébrité, d'être visitée par des milliers de gens chaque jour qui vous aiment d'amour sans jamais vous avoir vu, d'être payée pour dire qu'on aime tel yaourt (attention en général les blogueurs sont intègres et disent qu'ils aiment ce yaourt s'ils aiment ce yaourt, mais pas que), et voilà, tous ces visiteurs là, ce serait une reconnaissance.
Mais de l'autre côté il y a une partie de moi qui aimerait bien faire un blog à accès bloqué, parce que je sais qu'il y a des gens qui me lisent que je ne peux pas empêcher mais ce sont des gens que je n'aime pas, et ça fait un peu la même sensation que si des gens qu'on aime pas s'invitait chez soi. Et puis aussi je suis souvent obligée de mentir quand on me demande si j'ai un blog. De séléctionner. Non pas que ce soit des gens que je n'aime pas mais si certaines personnes me lisaient je serais obligée de me censurer. En même temps ces personnes me lisent peut être déjà, ce n'est pas comme si j'étais difficile à trouver, étant souvent première en requète google à Zaëlle (merci clém pour l'info ;).
Trouver le juste milieu n'est pas chose aisée, savoir ce qu'on peut dire et ce qu'on ne peut pas dire. Le contenu de mon blog a parfois été source de conflits ou de quiproquo et ce n'est pas ce que j'attends de lui. La newsletter m'apparait comme une merveilleuse manière de pouvoir traiter des sujets que je censurent ici mais dont j'aimerais bien parler puisque je contrôle qui me lit à ce moment là (en partant du principe que toutes ces personnes sont dignes de confiance et ne font pas ensuite circuler la dite newsletter).
Parce que voilà où je voulais en venir. Finalement mes stats je ne dois plus les regarder qu'une fois par mois alors que je consulte frénétiquement mes commentaires trois fois par jour.
Parce que toi petit lecteur, même toi qui n'a encore jamais parlé mais as y lâche toi :), je te sais de qualité. Pas besoin d'études pour ça, l'énorme majorité des gens qui me lisent, en tout cas ceux qui commentent ici (à part un ou deux) sont des gens que je sais être des gens bien. Des gens drôles, des gens sympas, des gens adorables.
Alors au diable la célébrité parce que vous êtes beaux. Et que c'est la plus belle des récompenses d'avoir des lecteurs comme ça :)
30 juillet 2008
L'interlude musical
Si vous n'avez toujours pas vu Walk The Line, ce qui est très mal convenons-en tout de suite, vous n'êtes sans doute pas aussi amoureuse de Joaquin Phoenix que moi (en un seul film il me rend dingue, fort le mec), et vous ne savez pas non plus que Resse Witherspoon ne sait pas que porter divinement le rose, elle chante aussi méga bien. Ecoutant en boucle la BO de ce film depuis quelques temps, je dois avouer que leur reprise de It Ain't Me est ma préférée, alors je vous en fait profiter....
29 juillet 2008
The Only One List
Mon anniv, c'est dans moins d'un mois. Un lecteur occasionnel de ce blog souhaite ma liste d'anniversaire. Vu que je suis une fille sympa, et que j'aime bien les cadeaux, voici la liste. Petit lecteur même dans ton absolue générosité ces propositions de cadeaux lui sont entièrement destinées, si jamais vraiment tu veux fêter comme il se doit la naissance de Zaëlle, creuse toi les méninges :)
Les livres : En fait les livres, je peux les payer moins cher au taff, alors je réduis à son minimum. Celui que je vais aimer d'amour, celui que je vais relire dix fois. Crépuscule Ville, de Lolita Pille. Tout est dit.
Les DVD : Ces films que je vais regarder souvent souvent souvent, et qui manquent cruellement à ma dévédéthèque :
(Comment Zaëlle n'a même pas la famille Addams ???)
En make-up, si je ne voulais qu'une chose, ce serait ça :
(mascara bad gal lash de benefit chez Séphora)
Bon allez, encore des livres, mais des livres de photos, avec les éditions japonaises Paume, en particulier ces deux titres là (appartements d'amoureux à Paris et Petits Appartements à Paris) ils me font rêver et me donneront des idées pour ne pas transformer le futur appart en magasin d'import de figurines japonaises :).
J'ai aussi trouvé un sac sublime, mais vu que ma mère m'en paye un hors de prix (enfin elle le paye pas non plus hors de prix mais elle fera comme si elle l'avait payé le prix de l'étiquette), on va attendre Noël pour mon nouveau repérage :)
Et sinon un truc que j'aimerais vraiment mais alors vraiment beaucoup, c'est une ou deux (ou trois ou quatre :) jolies robes. tu connais mes goûts mais si tu veux sacrifier quelques heures à des essayages compulsifs, tu me dis, tu te doutes bien que je me sacrifierais avec plaisir.
Ersatz
Julien Doré, ce n'est pas juste un hurluberlu qui joue du ukulélé, ni juste un blond à barettes, ni juste l'enfant terrible de la Nouvelle Star, ce n'est pas non plus que le mec branché de Louise Bourgoin.
C'est un artiste, un vrai, qui a fait le gugusse devant la France entière avec ses tatouages et son ukulélé avant de devenir une star, une vraie. Le genre que tout le monde attendait au tournant chaque jeudi pour voir qu'est-ce qu'il allait encore nous faire.
Tout le monde n'aime pas Julien Doré, mais il est difficile de ne pas avoir un soupçon d'avis sur lui. A peu près tout le monde connait au moins de lui sa version de Moi Lolita. En soit, il n'est pas si dérangeant que ça mais un mec comme ça qui gagne une émission de variétoche, ça dénote. En même temps je trouve que c'est une sacré bonne nouvelle pour la richesse musicale française de savoir qu'il y a encore des gens capable d'amener un souffle vraiment nouveau chez nos disquaires.
Vous le savez déjà moi j'aime, énormément, Julien Doré.
Alors forcément il me fallait son joli cd. Ma mère était contente elle a pu admirer pleins d'animaux empaillés partout sur le cd -ma mère est dingue d'anomaux empaillés-, et moi j'ai été contente de réentendre enfin sa voix avec des textes à lui, le plus souvent en français.
En plus Julien se paye juste Christophe pour faire ses coeurs (juste hein)-le vrai Christophe je parle-, et un duo avec Arno. Autant te dire que le mec, en un an, il a su se faire respecter dans le monde des vrais artistes.
Je ne l'ai pas encore écouté à la virgule prèt, juste il me suit par petit bout depuis quelques jours, et je l'aime énormément. Les mélodies sont sublimes, les textes particulièrement beau. L'atmosphère est à son image, un rien mélancolique, décadente, drôle.
On savait déjà que Julien Doré savait faire le show, maintenant je sais qu'il raconte merveilleusement ses histoires à lui.
Et j'en redemande...
Zaëlle et la mode 1 / Mon style n'est qu'un jeu
Depuis longtemps j'avais envie de créer une espèce de série, genre la série de l'été, mais sur du long terme (et garance fait trop bien les séries(1) de(2) l'été(3) pour que je pense faire rien qu'une tentative, lisez jusqu'au bout(4) j'ai cru mourir de rire). Sur ce thème. Mon rapport à la mode. Vous me direz que vous vous en foutez et j'opinerais du chef, mais en fait je crois que vous pouvez décemment vous foutre de tout ce que je raconte ici et pourtant vous êtes en train de me lire alors profitez-en plutôt que de râler.
Commençons donc par le commencement puisque je suis la fille cachée de Freud, à peu de choses près.
Je vous l'ai déjà dit le méga trip de ma mère c'était de me déguiser. Dans la vraie vie mais aussi à la maison où elle me fabriquait une tenue de princesse-fée avec un diadème et un boa, et hop, ptit coup de polaroid.
D'un côté ça me faisait chier parce qu'il fallait poser pour 50 photos avec exactement la pause qu'elle avait imaginé. De l'autre mettre des affaires de grandes, si tant est qu'un diadème et un boa ce soit des trucs de grande, ça me faisait tripper.
Et voilà que Freud intervient, ce jeu-torture d'enfance a finalement complètement conditionnée ma manière de m'habiller aujoud'hui.
J'adooore la mode, les fringues, les magazines féminins. Mais je suis complètement incapable d'être cette copie conforme de poufiasse que je vois partout. Slim moulé serré sur un cul trop large pour lui, tee shirt loose et stilettos avec lesquels tu sais pas marché, ou encore Tee-shirt des Ramones sur leggins, et rien d'autre (genre je suis tellement géniale comme fille tu comprends ce tee shirt il est la quintessence de mon moi profond de groupie des Ramones / Ca marche aussi avec les BB Brunes ou les Plastiscine si tu n'as que ça dans ton placard, moins avec le tee shirt de Lorie (Mado' l'a déjà fait avec celui de Brit Brit y'a 4 ans)). Je suis toute aussi incapable d'être une fille à la mode, voir avant les tendances. Je trouve ça souvent sublime sur les autres, mais moi, rien que l'idée m'emmerde.
J'ai besoin que mes fringues ait une vie. J'adore les vêtements informes, froissés. J'aime les mélanges des genres, des formes, des couleurs, des volumes. Pas mal de filles ont comme rêgles d'or de ne jamais porter sur elle plus de trois couleurs. Moi je m'en fous complètement tant que je sens que telle et telle pièce se marie bien. Je sais ce qui me va. Enfin pour beaucoup ce sont des pièces hideuses, mais c'est exactement les fringues que j'aime, que j'ai envie de porter, et dans lesquelles je suis à l'aise.
B-Girl, Army Girl, Rétro Pin-Up, Rock, Manga Girl, chaque jour je change. Certains jours ma mère m'accueille avec des Waou le lendemain elle manque de tourner de l'oeil.
Des fois je me dis que c'est une manière de me cacher, parce que trouver son vrai style qui nous colle à la peau c'est montrer une partie de soi. Mais je crois que justement non, ces changements de styles quotidien, c'est toutes les parties de moi.
Dailystyle d'hier, casquette LTDC, veste acheté il y a un bail à Châtelet, tee shirt informe et donc sublime que j'ai assassiné hier soir, jean Cherrycod', compensés Jonak
Dailystyle d'aujourd'hui, tee-shirt Cherrycod', jupe LGFD, leggins Beetlejuice H&M, spartiates Tex
Au passage on remarquera que j'ai trouvé beaucoup plus cool que le tee shirt de groupie, les badges :
Vous remarquerez que vu que je suis une fille sympa qui ne veut pas vous faire souffrir, je fais des abréviations là où ça fait mal. D'accord ça fait aussi genre je suis une initiée mais c'est surtout pour pas vous faire de mal. Mais vu que je suis une connasse : LTDC = Le Temps Des Cerises et LGFD = Lagerfeld.
28 juillet 2008
Le summum de la féminité...:)
Il m'est apparu cet hiver que je m'étais trompé et que ma saison fashion n'était clairement pas l'été où je dois faire attention à la taille de mes jupes, mais bien l'hiver ou le leggins autorisent tout. Et vu que je suis une cinglée de fashion victime de base, je pense donc forcément déjà à l'hiver prochain. Et l'objet de tous mes désirs, ce n'est même pas une paire de stilettos over féminines, mais plutôt l'objet qui saura contrebalancé le côté sexy/osé/féminin/girly de toutes les robes possibles et imaginables pour lesquelles je vais me ruiner l'hiver prochain.
Je tiens à le hurler haut et fort,Nike ID est une invention du démon.
Et tant pis pour ma réputation de fille stylée si vous grimacez devant votre écran.
The sublimifiquement fostilieuses Nike Dunk High Be True ID, customised by Zaëlle
(avec ZAELLE imprimé sur le tissu du milieu)
Si quelqu'un possède 134.90€ dont il ne sait pas que faire ces prochaines années qu'il n'hésite pas à se faire connaitre :)
Wonder Zaëlle
Réédition de la semain, 'pleurez PPDA mais réconfortez vous sur Sir Dragonfly and Lady Bird' parce qu'un nouveau bébé billet (à peu près aussi profond que le 20h de PPDA donc) fait son apparition entre 20h et 20h50.
En plus ça vous fait une occupation vu que la quasi totalité de la blogo est allée bronzer sur des plages sans accès wifi et que donc quasi tous les blogs sont morts.
Zaëlle est là, et je vous concocte même un super truc pour quand je serais pas là, genre scéance nostalgie pendant trois semaines enfin vous verrez.
Bon pour l'instant y'a que la moitié de la semaine de faite, parce que dans le lot j'aimerais bien vous mettre un vrai long article, faut juste que je m'y mettes.
En attendant passez une excellente journée de glande pendant que certaines personnes vont bosser....
26 juillet 2008
Jessica...
Il y a des rencontres qui sont le fruit du hasard. Un instant d'ennui en attendant que la personne qu'on accompagne se fasse couper les cheveux et la vision fugace d'une nouvelle si jolie boutique.
Délicate, tendre, raffinée la boutique, avec un choix parfait de jolis vêtements.
Y revenir. J'en ai pris conscience il y a peu mais peut être vous en étiez vous déjà rendu compte, je n'achète plus mes vêtements que là-bas depuis un peu plus de six mois (mis à part une ou deux infidélités).
Y revenir et discuter, un peu, beaucoup, passionnément.
Il y a des fois où le feeling se créé instantanément entre deux personnes, et à partir de ce feeling, une vraie relation se crée, se construit.
Au fil de discussions, de fous rires, de vrais dialogues profonds comme de délires futiles.
Je pense pouvoir oser dire que pour moi tu es devenue en si peu de temps une vraie amie.
Tu es une fille belle, drôle, gentille, passionnée, adorable. Ton ouverture d'esprit me fascine et je sais que je ne peux qu'apprendre beaucoup à ton contact. J'admire tout autant ton immense générosité.
Quelqu'un d'aussi beau que toi c'est quelque chose de rare et de précieux.
Je suis heureuse que tu m'ais fait l'honneur de tes sourires.
Même si t'as abusé pour le combishort et la casquette (mais je les aime d'amour t'inquiètes).
Merci Jessica...
25 juillet 2008
L'infâmie du rouge rouge
Ca me prends une fois par an. D'un coup, le matin juste juste avant d'aller au boulot, je me regardes dans la glace et j'ai un éclair de génie.
Vous avez tous vu la pub pour le superstay Maybelline qui vous tient à la bouche toute la journée ? Bon bah j'ai le même en Innoxa, en rouge. Mais genre rouge hein.
Et là, avec mon total look noir, et mon foulard rouge Dior dans les cheveux (non je ne me la pêtes pas du tout), le rouge à lèvre rouge, forcément ça déchirait. En plus pour une fois j'étais maquillée léger des yeux.
Je l'ai mis, j'ai trouvé ça trop tuant. Genre une revisitation du Petit Chaperon Rouge en méga hype tu vois le truc.
J'ai pris mes affaires en courant, parce que j'étais déjà à la bourre.
J'ai pris l'ascenceur, et au fil que l'ascenceur descendait, étage par étage (j'aime bien faire dans le cinématographique même si mon ascenceur est le plus rapide de Rennes), je me suis dit merde.
Une fois sortie dans la rue je me suis dit encore plus merde, et tout en tentant vainement de me speeder pour aller au boulot (cette chaleur-orageuse pourrie me file une flemme monstre), j'ai cherché une cachette pour m'y planquer toute la journée.
Je suis arrivée au taff, et là un de mes collègues m'a fait une vanne.
5 minutes après être arrivée au taff, Zaëlle se frottait frénétiquement la bouche avec du sopalin méga abrasif pour tout enlever, vite.
Et bien sûr je vous ai dit au début de l'histoire que cette pute tenait toute la journée.
On a camouflé avec du rose pétillant. J'avais la bouche framboise pétillante, c'était moche aussi, mais c'était plus rouge.
Peux être que dans 10 ans, soit dix essais ratés, je me metterais à assumer.
Parce que c'est vraiment très joli, le rouge à lèvre rouge, mais mon cerveau lui me dit que ça fait catin...
24 juillet 2008
J'ai cinq ans et demi....
Un jour j'ai eu 5 ans et demi. J'avais les cheveux coupés au carré, un tout petit petit petit frère, un persan bleu appelé Prince, et le sourire.
Six mois plus tard, une ou deux semaine avant d'avoir six ans, mes parents m'ont appelé successivement chez ma grand mère pour me dire qu'ils m'aimaient toujours autant, et que j'aurais deux maisons.
En soit ça n'a pas vraiment été une souffrance, ma mère pleurait avant, elle allait arrêter de pleurer.
Mais en fait elle pleurait plus. Et, obligée de s'occuper seule de deux enfants très jeunes et très chiants, elle a du se dire qu'au moins autant jouer à la poupée avec eux. Et elle n'a plus jamais fait couper mes cheveux. Ma mère m'a toujours déguisée, jusqu'a ce que je me rebelle vraiment mais graduellement au cours de l'adolescence. Elle était fière de mes traits pluri ethnique et me déguisait un jour en petite hindoue le lendemain en mini danseuse de flamenco. A 12 ans j'ai réussi à obtenir qu'elle arrête de me coiffer comme une danseuse de flamenco quotidiennement, mais ce n'est que vers 16 ans, que j'ai réussi à mettre en pratique mon style, et plus le sien, à grand renfort d'engueulades monumentales.
Le seul truc sur lequel je n'ai fait que des pseudos rebellions, c'est mes cheveux. Ma mère est une psychorigide du cheveux long au cas où vous auriez raté quelques épisodes, et je ne suis jamais allé plus haut que 2 cm en dessous des épaules, ce qui m'a déja apporté une rancune tenance.
C'est con mais je me suis rendu compte que c'était symbolique : je me suis toujours dit que le jour où je toucherais le fond plutôt que de faire une OD de nurofen je me couperais les cheveux aux ciseaux; il y a presque complétement un an, j'ai dit à ma mère sur son lit d'hôpital que je ne me couperais plus les cheveux; et surtout si je veux pleinement sourire comme je le faisais à 5 ans et demi, il faut sans doute que je redémarre là, et que je fasse table rase de tout ce qui s'est passé après. Ca fait maintenant 5 ans et demi que je réapprends à sourire (tiens, c'est marrant cette coincidence de date...), petit à petit, difficilement parce qu'il y a toujours cette ombre au-dessus de moi, et voilà, cette coupe c'était le point final à tout ça, la concrétisation de mon évolution vers le bonheur.
Hier j'ai plané pendant la perte successive de beaucoup beaucoup de cheveux. J'avais l'impression qu'on coupait les cheveux de quelqu'un d'autres. Puis j'ai adoré ce que j'ai vu. Puis j'ai été déçue parce que la révolution que j'attendais n'a pas eu l'air d'arriver. Puis j'ai compris. C'est un poids sur mes épaules qui est parti, discrètement.
J'ai bientôt 22 ans, un carré de pétasse absolument dément, un persan bleu qui s'appelle Seïko, un méga grand petit frère qui se barre à l'autre bout de la France, et surtout le mec le plus merveilleux du monde.
Alors je sourit de toutes mes dents.
En plus hier j'ai mangé une Super Sanchez en bronzant à Saint Malo. Chocolat Blanc, Framboise, Litchi. Pétasse for life. Et toujours 5 ans et demi d'âge mental.
J'adore la tête d'extra terrestre que me dessine la lumière du jour :)



















