11 octobre 2008
Call me Louise (une Fille à Talons) (une Fille à Cheveux Longs)
Digression numéro 1 : Ce blog a été écrit dans ma tête tant et tant de fois qu'il lui fallait au moins trois titres sur les 10 qu'il a faillit avoir. Tour à tour neurasténique, joyeux ou dépressif, cet article a pris naissance sur les plages du Portuagl, pour s'achever il y a quelques jours quand j'ai pris ma décision. Bref, tout ça pour dire que j'ai bien fait d'avoir la flemme de me retenir de l'écrire avant, parce que je l'aurais écrit au début du processus d'acceptation.
Digression numéro 2 : ce titre hommage à la fille dont presque j'ai la coupe de cheveux m'a fait prendre conscience que j'adorais ce prénom. Je le trouvé précieux, mutin, torride. Enfantin et fatal. Terriblement anglais XIXème et en même temps très pétasse parisienne 08's. J'adore sa sonorité, sa poésie, sa blague. Je décrète donc Louise seul prénom à consonnance française que j'aime (je suis plutôt prénoms méditerranéens, indiens ou asiatiques)
Il y a quelques mois j'ai coupé mes cheveux. C'était un besoin qui était presque devenu vital. Il y a 15 jours j'ai recoupé mes cheveux, dans une coupe très Louise B. donc, avec agrandissement panoramique de ma frange dans une version so rétro pin up des années folles (je suis une dingue de la mode des années 30) (en fait je suis une dingue de tout ce qui est années 30). Et bref. genre succès complêt même auprès des sceptiques. Même auprès de ceux qui ne te feront un compliment plein d'antrain que si tu les paye très chers.
L'hallu. Genre mes potes ont tous dit waou, mon frère a dit deux fois waou (alors que normalement quand il me donne un avis c'est plutôt 't'as l'air d'une pute'), mes collègues ont dit que ça tuait, mon beau frère, et puis surtout, le choc, mon cousin de 12 ans qui m'adresse très rarement la parole et n'en a clairement rien à péter de ma coupe de cheveux qui n'a pas pu se retenir de me sortir un compliment élogieux.
Bref, de l'avis général, j'ai bien fait de me couper les cheveux.
Au Portugal (attention cet article se fie de l'espace-temps et de la logique de narration), j'ai vu des filles en tout point similaires à l'image qu'a ma mère de moi. C'est bien simple ma mère trouve toujours que des filles me ressemblent, des filles typées, avec des looongs cheveux longs bruns sans frange. Moi y'a quelques années donc. C'est l'image qu'elle a toujours voulu m'inculquer, celle contre laquelle j'ai mis tant de temps à me rebeller. Ce qui est marrant c'est que je me suis surprise à me retrouver en ces filles. Pas à retrouver cette image édulcolorée mais plutôt l'expression d'un vrai moi.
Et puis je me suis dit tiens je vais écrire un article pour dire que Elsa, c'est une fille à cheveux longs et à talons, et que Zaëlle c'est une fille avec un carré rétro et des bottes motardes. Que ça m'arrange bien parce que Zaëlle a pris le dessus et que Zaëlle c'est une marrante, qui sourit à la vie. Alors que Elsa elle est plutôt du genre lugubro-dépressive, et que je me rends compte que j'ai toujours voulu me débarasser d'elle.
Après, il y a eu contre attaque d'Elsa la lugubre. Un truc que je n'avais jamais connu. Je pourrais utiliser des mots pour expliquer vaguement la catastrophe naturelle qui s'est produit dans ma tête mais on croirait que j'exagères et je n'ai pas à être jugé de ce que j'ai vécu l'espace de quelques jours. N'empêche que toucher le fond sans aucune raison c'est effrayant. Simplement voilà, j'ai passé ma vie avec ancré à mon pied le fait que je serais toujours triste et que c'est dégueulasse.
Et d'un coup, je me prend en même temps dans la tête une avalanches de bonheurs et de joies, et le fait énoncé en une phrase si simple et si vraie, que malgré tout le bonheur du monde, je serais toujours un peu triste.
Faire des jérémiades et taper du pied, ce n'est pas pareil qu'accepter. Accepter de ne pas être soit une fille qui passe son temps à chialer soit Miss Bonheur.
Accepter que je ne suis ni Elsa, ni Zaëlle, mais moi, avec la petite voix du fond, et le sourire devant.
Une putain de claque dans la gueule qui parait simple en mot mais qui fait l'effet d'une douche glacée.
Et je me surprends à avoir envie de talons, sans jamais délaisser mes bottes.
Et puis j'ai décidé de me laisser repousser les cheveux, et de les onduler comme une princesse (enfin comme Laura pour Maï). -je garde ma frange de pétasse hein-
Putain j'ai 22 ans et tu sais quoi ? je suis en paix avec moi même.
24 juillet 2008
J'ai cinq ans et demi....
Un jour j'ai eu 5 ans et demi. J'avais les cheveux coupés au carré, un tout petit petit petit frère, un persan bleu appelé Prince, et le sourire.
Six mois plus tard, une ou deux semaine avant d'avoir six ans, mes parents m'ont appelé successivement chez ma grand mère pour me dire qu'ils m'aimaient toujours autant, et que j'aurais deux maisons.
En soit ça n'a pas vraiment été une souffrance, ma mère pleurait avant, elle allait arrêter de pleurer.
Mais en fait elle pleurait plus. Et, obligée de s'occuper seule de deux enfants très jeunes et très chiants, elle a du se dire qu'au moins autant jouer à la poupée avec eux. Et elle n'a plus jamais fait couper mes cheveux. Ma mère m'a toujours déguisée, jusqu'a ce que je me rebelle vraiment mais graduellement au cours de l'adolescence. Elle était fière de mes traits pluri ethnique et me déguisait un jour en petite hindoue le lendemain en mini danseuse de flamenco. A 12 ans j'ai réussi à obtenir qu'elle arrête de me coiffer comme une danseuse de flamenco quotidiennement, mais ce n'est que vers 16 ans, que j'ai réussi à mettre en pratique mon style, et plus le sien, à grand renfort d'engueulades monumentales.
Le seul truc sur lequel je n'ai fait que des pseudos rebellions, c'est mes cheveux. Ma mère est une psychorigide du cheveux long au cas où vous auriez raté quelques épisodes, et je ne suis jamais allé plus haut que 2 cm en dessous des épaules, ce qui m'a déja apporté une rancune tenance.
C'est con mais je me suis rendu compte que c'était symbolique : je me suis toujours dit que le jour où je toucherais le fond plutôt que de faire une OD de nurofen je me couperais les cheveux aux ciseaux; il y a presque complétement un an, j'ai dit à ma mère sur son lit d'hôpital que je ne me couperais plus les cheveux; et surtout si je veux pleinement sourire comme je le faisais à 5 ans et demi, il faut sans doute que je redémarre là, et que je fasse table rase de tout ce qui s'est passé après. Ca fait maintenant 5 ans et demi que je réapprends à sourire (tiens, c'est marrant cette coincidence de date...), petit à petit, difficilement parce qu'il y a toujours cette ombre au-dessus de moi, et voilà, cette coupe c'était le point final à tout ça, la concrétisation de mon évolution vers le bonheur.
Hier j'ai plané pendant la perte successive de beaucoup beaucoup de cheveux. J'avais l'impression qu'on coupait les cheveux de quelqu'un d'autres. Puis j'ai adoré ce que j'ai vu. Puis j'ai été déçue parce que la révolution que j'attendais n'a pas eu l'air d'arriver. Puis j'ai compris. C'est un poids sur mes épaules qui est parti, discrètement.
J'ai bientôt 22 ans, un carré de pétasse absolument dément, un persan bleu qui s'appelle Seïko, un méga grand petit frère qui se barre à l'autre bout de la France, et surtout le mec le plus merveilleux du monde.
Alors je sourit de toutes mes dents.
En plus hier j'ai mangé une Super Sanchez en bronzant à Saint Malo. Chocolat Blanc, Framboise, Litchi. Pétasse for life. Et toujours 5 ans et demi d'âge mental.
J'adore la tête d'extra terrestre que me dessine la lumière du jour :)
24 juin 2008
Quand j'étais gosse...maman t'aurais dû m'écouter...
Quand j'étais gosse, je voulais être styliste, ce rêve m'a tenu longtemps, et puis un jour j'ai pris une jaquette de Esmod et à 6000€ l'année j'ai su qu'il valait mieux abandonner (mon frère n'a pas abandonné lui, ça me ferait presque regretter d'avoir d'abord pensé au fait que mon frère aurait justement plus besoin de bouffer que moi d'apprendre à coudre).
Quand j'étais gamine je voulais être écrivaine, et puis j'ai écrit une nouvelle pour participer à un concours. J'ai fait chialer ma mère qui m'a trouvé dégueulasse parce qu'elle croyait que je parlais d'elle alors que ça n'avait rien à voir, et j'ai reçu un mot pleins de compliments. Mais je n'ai pas gagner. et je suis mauvaise joueuse.
Quand j'étais ado je voulais être chanteuse de r'n'b, enfin une chanteuse hybride à la Lisa 'Left Eye' Lopes, mi-chanteuse de soupe mi rappeuse. J'écrivais des textes avec une copine, j'ai pris des cours de gospel. Et un jour je me suis rendu à l'évidence, ma copine chantait mille fois mieux que moi. Elle avait vraiment un don, elle avait les bons contacts. Elle aurait pu aller loin. Elle a pris ma prise de distance pour une traitrise quand je ne voulais juste pas l'handicaper.
Quand j'étais en troisième, j'ai dit à ma mère, je veux faire un bep, t'as le choix : fleuriste, coiffeuse, vendeuse. Elle a fait pfff, ma fille t'as beaucoup trop de capacités pour faire un bep. Et puis fleuriste c'est pas un métier, coiffeuse tu crois que c'est bien mais imagines-toi coiffer des vieilles mémés toutes sales et qui perdent leurs cheveux, et vendeuse tu vas pas être vendeuse avec le cerveau que t'as.
J'ai fait une seconde, puis je lui ai dit je veux faire ES je veux être dans le commercial. Ma prof de Français, cette conne, a convoquée ma mère pour lui dire que j'étais un génie et qu'il fallait que je fasse L. J'ai pas eu le choix j'ai fait L. En L mon prof de math spé limite il voulait pleurer tellement j'étais douée en math et que j'aurais du faire S. N'importe quoi j'aurais du faire ES j'ai dit.
Un jour j'ai été convoqué par le conseiller d'orientation, je lui ai dit je veux bosser dans la communication. Il m'a parlé de la fac, mais y'avais pas à Rennes, j'ai dit j'ai pas la thune pour prendre un appart ailleurs. Il m'a parlé d'un bts, j'ai dit banco. Il a dit par contre faudra faire une école après, j'ai dit c'est pas la fête j'ai une famille à nourrir. Il m'a regardé comme si j'étais un pauvre petit être stupide.
Ma mère a dit pas de BTS, tu feras un truc grandiose, je me suis inscrit en prépa lettre, Je n'ai pas été prise, grosse désillusion pour ma mère, évidence pour moi. Je connais un mec qui avait une moyenne de 2 point inférieure à la mienne qui a été pris, parce qu'il avait les bonnes relations. Ce genre de truc ce n'est pas pour moi.
J'ai fait mon bts, et quand tout le monde se demandait quelle école à 6000€ l'année il choisirait, je cherchais une entreprise qui daignerait me prendre en alternance. Mais vous n'avez que 20 ans au sortir d'un BTS ? Bah ouais normal j'ai jamais redoublé ! bah on peut pas vous prendre vous êtes trop jeune, et puis vous êtes une fille en plus.
Résultat aujourd'hui je suis libraire, es decir, vendeuse. J'adore ce que je fais, mais quand même. Je ressens une émotion forte devant une coupe parfaite dans un beau tissu. J'ai souvent envie de prendre un stylo pour autre chose que pour prendre des notes au téléphone avec un fournisseur, je pousse parfois la chansonette dans ma chambre, en me souvenant soudain qu'il faut chanter par le cerveau :), et puis surtout, je suis fascinée par le moindre bouquet de fleur, j'envie ma coiffeuse à chaque fois qu'elle me fait une coupe suicidante, et je ne peux m'empêcher de penser qu'aujourd'hui je pourrais être responsable dans une boutique de sape, parce que la vente, la vraie vente conseil qui font que les clients te remercie, j'ai ça dans le sang.
Maman t'aurais dû m'écouter aujourd'hui je serais pas smicarde. Mais bon je lirais moins de manga. Mais bon tu serais bien plus fière de moi...
16 juin 2008
Mais citoyenne d'où ?
Je n'ai jamais ressenti un vif attachement à mon pays, la France, et encore moins à ma région. La Bretagne. Est-ce parce que mes traits typés m'autorisaient, et m'autorisent encore, à de lointaines origines plutôt qu'au méga glamour 'fille de bretons', ou alors simplement parce que cette culture ne me ressemble pas.
Attention, je suis accro au beurre salé, et je suis plus que fière d'être l'arrière petite fille de paysans bretons, mais le folklore celtique me fait limite gerber, et vraiment, la mentalité française est loin de la mienne.
En France, déjà, je suis plus parisienne. Sérieux en vrai je suis une parisienne, sauf que j'y ai pas beaucoup vécu (de mes 2 à 4 ans puis par intermittence aux fils des années, les joies des familles recomposées). Mais c'est magique, à peine me voilà dans les embouteillages de la région parisienne, avec très peu de sommeil dans la tête, que je suis rayonnante, calme, sereine, heureuse. Et à Paris je suis chez moi, pour de vrai. J'ai toujours voulu vivre à Paris mais je ne suis pas fille de ministre alors je repasserais. Mais je suis quand même une fuckin' parisienne, au moins dans ma tête...
Pis en vrai, le pays duquel je me sens rattaché. C'est le Portugal. C'est comme l'Inde sauf qu'on le sait moins. Mais toute personne étant partie en vacances au Portugal te diras pareil. Ce voyage là tu l'as dans la peau. J'ai envie d'y retourner le plus souvent possible, et pourquoi pas d'y finir ma vie. En plus d'aimer ce pays pour sa beauté fatale et tout le reste, c'est une culture dont je me sens beaucoup plus proche. Je suis latine, je suis très famille, bref, je suis portugaise de coeur, ce qui me convient beaucoup plus que d'être française tout court...
Ca vous arrive à vous aussi ou je suis toute seule dans mes délires ?
24 mai 2008
Nos ados
Souvent, par un cheminement d'idée, je me pose des questions sur ce que seront les adultes de demain. Autant notre génération à nous semble se pas trop mal démerder, encore que. En tout cas j'ai personnellement l'impression d'avoir des bases stables et intelligentes, et même si parfois quand je vois les gens de mon âge je me demande où ils ont oubliés leur base, eux, je me dis que les ados d'aujourd'hui, ils n'ont pas de bases du tout, quand même.
Les repères identitaires sont de plus en plus flous. Surtout sexuellement. Enfin je veux dire que c'était pas non plus très intelligent de fonctionner en disant 'le bleu c'est pour les garçons le rose pour les filles', mais la les mecs et les filles portent les même fringues, et quand avant on avait un cercle de copines avec deux trois garçons qu'on regardait d'un drôle d'oeil, maintenant les cercles de potes sont mixtes aussi. On en arrive exactement à ce que dépeignent les pub pour l'écoute sexualité, comment, entre une discussion sur le nouvel album de Justin Timberlake et la robe trop belle que ta mère va t'acheter (ou pas), peux tu parler de vrai problêmes de fille (ou de garçon), si en face de toi il y a le sexe opposé. J'imagines mal une minette parler tampons et contraceptions avec son meilleur pote, et vice versa (enfin d'autres thèmes du genre) et résultat les gosses n'ont plus personne à qui parler (n'allez pas me dire leur parents, la révolution sexuelle est passée par là mais il y a des trucs dont un ado n'a pas envie de parler avec ses parents, l'éveil à la sexualité en est une). En plus on vit dans un monde où, plutôt que d'accepter l'homosexualité comme normal, on essaie d'en faire un truc cool pour moins montrer que ça dérange. Ca donne des émissions sur mtv avec une bisexuelle qui doit choisir entre pleins de beaux mecs et de nanas, et l'idée qu'il faut tout tenter avant de pouvoir dire si t'es homo ou pas. Ce qui est prodigieusement con puisque je ne pense pas que tous les homos soient des gens qui se sont dit 'oh si je testais les garçons juste pour voir si ça a un goût de reviens-y' mais bien des garçons ou des filles qui ont toujours été attirés et en ont même souffert pendant l'enfance. Reléguer ces ados là au rang de coincés, ça me fout en rogne. Bref, savoir faire la différence entre les filles et les garçons me semblent difficile des yeux d'un ado aujourd'hui.
L'estime de soi. Entre les bouquins pour élever son ado et le cas Tanguy, tout est fait pour montrer à l'ado qu'il n'est pas vraiment un vrai adulte. On le sait bien sûr mais c'est comme les enfants a qui on dit 't'es un grand garçon' ce n'est pas tout a fait vrai mais ça soutient qu'on remarque les efforts qu'il fait pour mûrir. Si de même on regarde l'ado comme une race d'animal incontrôlable, plutôt que de lui demander d'agir en adulte, lui même n'a plus envie de faire d'effort...
Et justement, les parents n'ont plus d'autorité. L'autre jour j'ai lu un article dans Marie Claire sur les Emos, les fashions, les tecktonik, bref toutes ces catégories d'ados au style vestimentaire archi travaillé. Au regard de l'interview non seulement tu te rendais compte qu'ils étaient con comme des balais (genre 'les gens croient que les emos vont pas bien alors que j'aime trop la vie' alors que au départ c'est quand même un style pour dire au monde que tu vas pas bien -en association avec les photos de fausses mortes et les poêmes lugubres sur son skyblog), mais l'article rendait aussi compte d'un problême plus grave : les parents ne gueulent plus pour rien. Ma fille a 13 ans et se teint en fushia ? No soucy quelle fille dynamique et pleine d'humour ! Mon fils a 14 ans aujourd'hui il est allé en cour en petit débardeur échancré à paillette pour sa perf' de Tecktonik ? Génial, il a tellement de personnalité ce gamin ! Ma fille a 11 ans et demi, elle ne met jamais rien qui arrive en dessous de mi-cuisse et a une collection de string digne d'un facing H&M ? Mais c'est merveilleux de la voir si tôt prendre conscience de sa féminité !!!! Putain moi si ma mère avait su qu'a 14 ans je mettais un soupçon d'ombre à paupière elle m'aurait péter les dents, j'avais interdiction formelle de mettre un truc au dessus du genou et bref, ma mère trouvait ça normal de faire valoir son autorité sur moi et moi je trouvais tout aussi normal de lui répondre qu'elle était une vieille bique. Si aujourd'hui les parents choisissent d'eux-même de ne plus entrer en conflits avec leur gamin, ceux-ci n'ont plus besoin de se rebeller. Et donc ils restent des enfants puisqu'ils ne passent plus par la phase 'je déteste le monde'. Ca va donné quoi comme adulte ça ?
Et puis il y a les problêmes de familles. Aujourd'hui les gamins avec des parents qui vivent ensemble ont l'air d'extra terrestres, avant je sais très bien qu'il y avait des problêmes mais sans trop fouiner on pouvait faire style l'air de rien et grandir en ayant l'impression que tout était rose. On partait donc avec l'idée que la vie est belle. Aujourd'hui on a tous vus nos parents pleurés, et je connais beaucoup beaucoup de gens dont les parents ont une tendance à la picole ou autre addiction aussi dévastatrice. Et bref, difficile de voir en l'avenir quand nos parents déjà sont malheureux...
Bref tout ce monologue pour vous dire que je m'interroge pour essayer de deviner ce que vont devenir ces gamines habillées comme des putes à la sortie de leur collège et ces mecs qui ressemblent à des filles....On verra bien, ptét ils seront tous pdg de grosses boites hein....
25 mars 2008
Des amours d'ados
Nan mais en fait, l'ado, c'est un sujet que moi aussi j'ai envie de traiter. D'abord parce que j'en suis presqu'encore une, ensuite parce qu'apparemment, vu le nombre de livres et d'émissions télé, voir de films et de séries sur le sujet, ça rapporte pleins de thune, mais aussi parce qu'un ado, c'est rigolo.
Parce que quand tu vas mal, voit le regard vide de l'ado, ses cernes, son sourire idiot, ses fausses cicatrices sur les poignets faites consciencieusement avec un cutter (l'ado fait des performances artistiques c'est d'un dingue), et sa silhouette, voir, va lire son skyblog d'emo, et tu sauras que quelqu'un, quelque part va vachement moins bien que toi. L'ado est une race malheureuse malheureusement pas du tout en voie d'extinction, pire, après s'être planqué derrière des photos de fausses filles mortes (l'ado ne connait pas encore les snuff movies), il nous affiche son malaise partout dans la rue.
Je suis gentille je mets pas de photo, de l'ado malheureux il y en a partout dans la rue.
Mais putain.
Je parle des garçons là surtout.
Parce que les filles c'est bon on a compris que leur rêve c'était d'avoir un tenia comme meilleur pote.
Vous allez pas me dire que ces mecs qui flottent dans des slims où moi je rentre même pas mon avant bras c'est normal ? On me répondra (on m'a répondu) qu'avant on voyait pas qu'ils étaient minces parce qu'ils se planquaient sous des jeans larges alors que là, la seule possibilité de leur vie de faire tourner de l'oeil de la minette avec leur micro cuissot s'offre à eux, mais merde.
Y'en a pleins des filles qui s'enfilent des jeans microscopiques et proportionnellement y'en a quand même pas tant que ça qui flottent dedans.
Vous allez donc pas me dire que ces 9 mecs sur 10 qui doivent avoir un IMC à faire tomber dans les pommes leur portables quand ils composent fébrilement le 35660 pour connaitre leur poids idéal, c'est normal.
Je trippe peux être toute seule, mais là ce que je vois, c'est que la gentille mode techetonik/corps moulé moulé à l'extrème c'est en train de nous complexer les minots, et pas juste du petit complexe, nan du complexe qui fait s'enfermer dans les toilettes de l'école à la pause déjeuner, deux doigts caressants la glotte. Du complexe qui fait se regarder nu dans le miroir dans la salle de bain et se trouver moche, et se détester.
Je n'ai lu nul part de cris d'alarmes. Mais moi là je vois un gros problême qui va arriver droit dans la gueule de certains parents si on fait rien.
C'est cool, gai et sympa quand elle se remet à écrire Zaëlle nan ?
22 février 2008
Confiance en soi
Ce n'est ni facile ni difficile, d'avoir confiance en soi. Je crois qu'étonnement je donne l'image d'une fille bien dans sa peau et qui s'aime même plutôt pas mal. En réalité c'est juste que j'ai compris qu'on avait pas trop le choix et je me suis dit que je n'allais pas passer mon temps à ruminer parce que je suis trop ci et pas assez ça. N'empêche que. N'empêche que j'aimerais bien être jolie tout le temps, charmante tout le temps, séduisante tout le temps, drôle tout le temps, gentille tout le temps, stylée tout le temps. Pas tant pour le regard des autres vu qu'apparement dans le regard des autres j'ai l'air de me trouver très bien comme ça, mais dans ma tête à moi. Quand on se croise dans le miroir et qu'on se trouve jolie, que cette tenue nous va bien, on a le sourire et beaucoup plus d'énergie pour le reste. Quand le miroir nous renvoit cette mine brouillone et fatiguée, et nous oblige à avouer que quand même, on pourrait faire un effort pour assassiner notre feignasserie et qu'avec 250 tee shirts on n'a pas vraiment d'excuse pour s'habiller comme un sac, c'est plus compliqué. Je dirais bien que c'est la fatigue ou le mauvais temps mais les excuses ça ne sers à rien. Pourtant j'ai fait des efforts alimentaires et physiques et suis vite arrivée à un résultat satisfaisant (bon je ne suis toujours pas Tyra banks mais la vie est ainsi faite)...J'imagines qu'il me faut juste un déclic, un moyen de me mettre moi même un coup de pied au cul pour me bouger. N'empêche que si quelqu'un détient la recette du positivisme ou un truc dans le genre, je suis preneuse...
20 janvier 2008
On ne nait pas parent
Zaëlle a un avis sur tout, et dès que ça rentre sur les terrains de la philo, de la psycho, ou pire, de la sociologie, elle ne s'arrête plus. Observer son prochain pour moins regarder ses propres défauts, c'est une technique infaillible. N'empêche que de mon expérience personnel je retire pas mal de chose sur le fait de devenir parent. Ce qui semble-t-il est un thème récurrent parce qu'il n'y a pas une semaine sans qu'on n'interprète un de mes comportements comme le signe infaillible que je suis enceinte, ou qu'on me demande quand je compte m'y mettre. Je répondrais simplement que j'ai 21 piges et que je suis smicarde, alors qu'on laisse ma future progéniture là où elle est, dans le FUTUR. Mais moi j'ai des parents, le high level du parent raté, presque. Enfin ma mère se débrouille encore pas mal, mais mon père, je comprends que ma belle-mère l'ai fait mariner assez longtemps pour qu'il abandonne l'idée de nous faire des demi-frères, il est complètement nul.
Nan parce que, je vais vous apprendre un truc incroyable, la vie c'est pas une publicité pour les choco bn, enfin peux être que vous, vous avez une maman blonde avec un chignon impec' des dents plus blanches que Cameron Diaz, et qui, selon toute vraisemblance vous a eu avant sa majorité sexuelle (les mamans d'ados dans les pubs elles ont toutes 32 ans maximum), qui vous fait des plats surgelés et des gateaux tout prêt mais qui reste une bonne mère parce qu'elle vous presse votre jus d'orange à la main, un papa qui n'est pas souvent là, mais était lui aussi à l'âge ou ses copains faisaient encore leur petite affaire tout seul quand il s'est mis à vous fabriquer, qui porte des tenues décontractées chic et aime à s'assoir dans don beau canapé en cuir immmeeenssse, enfin presqu'aussi immense que votre cuisine aménagée (dont la couleur change en fonction de la mode), et tout et tout. (tiens d'ailleurs la pub pour les plats préparés Marie, j'ai du mal à la comprendre, la gamine elle dit qu'elle arrête de se maquiller elle a 12 ans, moi à 12 ans même pas j'avais commencer à piquer les ombres à paupières de ma mère pour en mettre un tout ptit peu sur mes paupières dans les toilettes de l'école, avant de me frotter les yeux toute la journée tellement j'avais peur que ça se voit encore le soir). Bref :)
En tout cas, donc, être parent ce n'est pas un truc inné, comme certaines personnes ayant écrit des gros bouquins qu'on lit 2000 ans après nous laissent le croire(ouais je fais de l'approximatif basé sur le bouquin que moi j'ai lu et qui est en deux partie, l'ancien et le nouveau nianiania). Ce n'est pas parce que la femme a l'immense chance d'avoir un utérus (à défaut d'être assez intelligente pour avoir le droit de travailler ou de voter, tout ça tout ça), qu'elle n'est qu'un utérus. Incrédiiiiible, n'est ce pas. Genre y'a un sujet tabou, dans la vie, c'est le baby blues, ces mamans qui après avoir accouché n'arrivent pas à aimer leur enfant. Imaginez deux secondes leur supplice, parce qu'en fait c'est une réaction physiologique et si elles en parlaient elles seraient automatiquement jugées, tout pareil et même pire que tous ces gens qui regardent mal les parents dont l'horrible gosse hurle à pleins poumons au rayon yaourt du supermarché, pas parce que le gosse hurle mais parce que les immondes parents ont du lui faire subir d'atroce souffrance pour que ce pauvre petit ange se mette à pleurer.
Faut arrêter de déconner dans l'hypocrisie collective. Genre le jour de l'accouchement, d'un coup, tu choppes des superpouvoirs, genre le superpouvoir de sourire tout le temps, celui d'être frais, dispo et de bonne humeur en dormant épisodiquement des 30 minutes dans le canapé dans la journée à la place d'une bonne nuit de sommeil, celui d'être tellement pédagogue que l'éducation nationale devrait en prendre de la graine, ou encore celui de décupler le temps pour s'occuper d'un mioche tout en faisant du shopping, passant des super soirées avec des amis, etc etc etc.
C'est marrant comme on vit dans un monde utopique où tu as l'impression qu'être parent, c'est inné.
Moi je le dis clairement, non. Quand je vois mon père annuler à la dernière minute les trois quarts des vacances avec mon frère pour son taff, et qui, quand il le laisse venir, le laisse tout seul toute la journée toujours pour son taff, bah je vois clairement qu'il n'y avait pas dans ses gènes le gène de bonne paternité.
Alors autant je trouve clairement scandaleux les parents qui laissent leur gamins sans surveillance (une fois, à cause de la fatigue, ça peux arriver, mais aller discuter avec les copines en laissant deux gamins tout seul sur la place en bas de chez moi, alors qu'il faut nuit, deux gosses de 5-6 ans, avec un vélo (qui montent donc à deux sur un vélo), et être genre à 500-600 mètres c'est un peu abusif). Autant qu'on juge des parents un peu crevés ou autre, c'est con. Et cette espèce d'obligation planante que toute personne doit faire des enfants pour être épanoui, c'est con aussi. On est pas juste des machines à procréer l'espèce, sinon on serait des animaux. Et les hamsters mâles ils bouffent leur petits. Zut de zut.
Bon après, j'ai peut être des modèles tellement foireux que j'ai tord sur toute la ligne, hein. Moi la famille de psy souriante dans Six Feet Under, qui se passe la salade à table en se racontant sa journée, elle me fait flipper. J'ai peux être besoin d'un peu de déséquilibre pour me dire que tout va bien. Un peu de rock'n'roll quoi...


